May we have some water please ?
By Benoist on Monday 23 July 2007, 19:04 - Permalink

ENGLISH (French version at the bottom)
This month I would like to talk to you about my experience in Chad. I visited the East of Chad for 20 days in June. I felt the situation in this region to be dramatic, especially in terms of health. The East of Chad is hosting about 200 000 refugees coming from the region of Darfour. In addition there are about more than 170 000 displaced people living in camps created to support them. Most of these people left running away from attacks on their villages, they have left their houses, they have nothing and have walked many days to get into the camps.
This displacement of people has had a huge impact on the lives of the people displaced but also in the lives of the local people. The camps are usually linked to an existing village, some of these villages have seen the number of people linked to them multiplied by hundreds or more. This places an additional strain on water resources, wood for cooking the food and the local fields for agriculture…
Humanitarian aid is now operating in the region, but it is not enough and can’t solve all the problems. For example trees are a scanty resource and currently humanitarian aid does not focus on this. The scarcity of trees, means less wood, which means, no fire, which means more and more people are unable to cook their food, boil their water and thus have no access to clean water. The World Health Organisation recommends 20 litres of water per person per day as the minimum requirement. For these refugees and displaced people 10 litres per day per person is all that is possible. Non governmental organizations like MSF and OXFAM Great Britain, are also trying to fill the gaps by providing water tanks but the need remains.
The result of this is that people keep going to get water from the rivers, which mainly consist of brown coloured water, filled with germs which are responsible for many diseases, such as diarrhea and hepatitis E . Health workers have seen a dramatic rise of these diseases in the camps. This brings another dynamic, to the question of curing diseases, “How can this be done when the basic elements are not available”. I have visited health centers where patients were taking their drugs drinking them with brown water, even at the health centre.
Access to health centers is also a subject for major concern, nationally. Some of the health centers are in charge of villages situated more than 70kms away, posing a big problem for a sick person with no transport to be expected to make it alive to receive care 70 kms away. One could buy all the drugs, fill the health centers with them…if people don’t have access to them they will carry on dying.
Maybe we should try to think more towards solutions based on basic training for the people living in the communities to be able to have an effective and quick response to some of the basic health problems - which if neglected for too long - can be fatal. The solutions also come with real political will to invest in community based solutions. There is no doubt that the camps are an emergency and require urgent support but this has to happen to while investing in the basics that communities need. This I believe will bring more long lasting solutions.
FRANCAIS
Ce mois-ci j’ai décidé de vous parler de mon expérience au Tchad. Je me suis rendu pendant 20 jours dans l’est du Tchad au mois de Juin. La situation dans cette région, specialement au niveau sanitaire, est dramatique. L’Est du Tchad accueille près de 200 000 réfugiés soudanais ayant fui le Darfour, et maintenant plus de 170 000 personnes déplacées. Ces personnes déplacées sont des tchadiens ayant fui les violences perpétrées dans leur villages. Nombres d’entre eux sont parti sans rien et ont du marcher des jours pour rejoindre des camps de fortunes.
Ces déplacements de populations ont un impact énorme sur la vie des personnes déplacées mais aussi des personnes locales. En effets les camps de déplacés se rattachent très souvent à des villages existant. Certains villages qui ne comptaient que quelques centaines d’habitants ont vu leur nombre multiplié par cent, voire plus. Les ressources en eau, en bois de chauffage pour faire cuire les aliments (et l’eau si elle ne vient pas d’une pompe), les ressources agricoles…
Bien sur l’aide humanitaire dans ces régions est maintenant en place, mais elle ne suffit pas et ne peut régler tous les problèmes. L’aide humanitaire ne fait pas repousser les arbres, et pourtant ceux-ci commence à réellement manquer dans certaines régions. Qui dit pas d’arbre, dit pas de feu. Pas de feu, veut dire impossibilité de faire chauffer les aliments. Qui dit pas de feu dit impossibilité de faire bouillir l’eau…etc..
L’eau, qui est un des éléments fondamentaux de la santé, est une denrée rare. De nombreux forrages ont été éffectués pour répondre à l’urgence mais ce n’est pas encore assez. 10 litres d’eau par kour et par personnes sont distribués, alors que 20 litres seraient le minimum necessaire. Des ONG comme MSF et OXFAM GB tentent de combler le manque en distribuant de l’eau avec des camions citernes mais le manque reste flagrant. Le résultat de ce manque est que les populations continuent de puiser l’eau des rivières. Une eau marron et porteuse de nombreux germes. Dans les camps les cas de diahrrées et d’hépatite E ne se comptent plus. Comment peut-on espérer combattre les maladies si l’accès au éléments vitaux n’est pas possible ou respecté. J’ai visité des centres de santé ou les patients prenaient leur médiacaments en buvant cette eau marron à l’intérieur même du centre de santé. Les centres de santés, l’autre énorme problème de cette région (problème national d’ailleurs). Certains centres de santé regroupent des villages situés a plus de 70km. Comment peut-on espérer qu’une personne malade puisse venir se faire soigner dans un centre de santé situé si loin de son domicile. On pourra mettre tous les médiacaments necessaire pour soigner toutes les maladies du monde dans ce centre de santé…si les gens n’y ont pas accès ils continueront de mourir. Peut être faudrait il entrevoir une solution plus dirigée vers la formation basique de personnes habitant dans les communautés, qui permettrait un suivi des populations et une action plus rapide en cas de probleme.
Pour moi, l’état d’urgence (plus que légitime) ne doit pas faire oublier que les solutions locales au sein des communautés sont souvent les meilleurs fondements pour des actions plus larges et avec une durée de vie plus longue.
Comments
Bon la saison des pluies va régler les problémes d'eau !! plus besoin de se faire du soucis!!